Sont présentés ici des extraits du livre de Louis Loujoz, Multivers et réalité humaine (Editions du Moindre, Paris, 2017), principalement en son Chapitre IV.

Le transhumain n’est pas le sujet principal du livre de Loujoz. Pour lui, le problème est la place qu’il va – inéluctablement… on n’arrête ni le progrès technologique, ni l’histoire – occuper par rapport à l’humain dans l’histoire de l’humanité, compte tenu du fait que, dans la pensée Loujozienne, l’être humain occupe le rang d’existant maximal et, à ce titre, est explicatif de l’apparition d’une réalité .

En effet, pour cet auteur, la place de l’humain – tel qu’il est encore de nos jours, c’est-à-dire non dénaturé, ou, si l'on préfère le dire autrement, non trans-naturé, – est centrale et insurpassable. Il lui était donc nécessaire de réfléchir au transhumain, au cas où il pourrait concurrencer l’humain, et lui disputer cette place.

C’est que, pour Loujoz, l’être humain est ce qu’il y a de plus existant, non seulement sur terre, non seulement dans l’univers, non seulement dans le multivers (c’est-à-dire la multiplicité des univers telle que la supposent un nombre croissant d’astrophysiciens), mais dans l'absolu. Il ne peut pas se concevoir plus existant que l'humain. A ce titre, l'humain, cet "existant maximal", ne peut que jouer un rôle central dans l’apparition de ce fait « qu’il existe quelque chose plutôt que rien », qu'on peut aussi appeler l'Être. (Pour plus de détails sur ce point, voir le site http://multiversetreali.canalblog.com).

Loujoz va donc s’attacher à montrer que le transhumain ne pourra jamais être plus existant que l’humain, quand bien même parviendrait-il à plus de connaissances, plus d’intelligence (mais qu’est-ce que l’intelligence ? sempiternelle question), voire plus de bonheur que l’humain que nous sommes.